Le Monde diplomatique - Août 2026 : Le 17 février 1976, alors que Beyrouth est plongée dans la guerre civile, le journaliste français Bernard Violet rencontre Mahmoud Darwish (1941-2008), qui vit au Liban depuis trois ans après avoir quitté les territoires palestiniens occupés.
Au cours d'un long entretien, conduit avec l'aide du sociologue Michel Seurat (1947-1986), le poète revient sur les événements fondateurs de sa vie : l'exil de 1948, son enfance de réfugié, son engagement politique ont forgé les bases d'une poésie à la fois esthétique et combattante.
Prévu à l'origine pour France Culture avant d'être finalement refusé, ce témoignage est resté inédit pendant un demi-siècle.
En matière d'histoire, Gérard NOIRIEL est une référence.
30 minutes d'écoute qui valent le détour. Certain.e.s d'entre vous connaissent cet épisode tragique ; notons au passage que la pédagogie passe par la répétition...
"Pour comprendre comment la notion de pouvoir passe immanquablement par l'exercice de la violence."
À force de faire usage de curiosité et d’esprit critique, Saphyr* a observé le délitement de la société des chats, où les interdits sociaux se lézardent et la censure éducative s’effrite. Un parfum de contestation libertaire se répand dans l’atmosphère.
Saphyr s’interroge alors sur cette idéologie chat-narchiste qui semble abondamment illustrée dans le monde félin. S’affranchir du passé, instaurer une société juste et émancipatrice. Voir au-delà de l’horizon imposé, refuser toutes les contraintes inhérentes à sa condition féline. Elle narre les prises de conscience successives, puisées dans le terreau des souffrances et des espérances des siècles écoulés, qui ont tracé son parcours de militante. Elle nous prodigue des conseils pratiques pour la réalisation d’actes de "chat-botage", mais également en cas de rafle lors d’une manifestation...
Le chat est anarchiste -- Jean Yves Bellego
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Scribest se joint à l'hommage fait à Edgar Morin, grande figure de la gauche et ses valeurs historiques, décédé le 29 Mai à l'âge de 104 ans.
Il avait notamment signé la postface de Revenir à Jénine, une histoire du camp de réfugiés raconté par Joss Dray, ouvrage de notre collection "Les contemporains", série "écrits et cris de Palestine".
En direct de Gaza : Interview du poète et universitaire palestinien Ziad Medoukh à Dimitris Konstantakopoulos pour defenddemocracy.press
« Croyez-moi, ma détermination, mon courage, ma résistance, ma patience et mon optimisme ne peuvent surpasser mon angoisse absolue… J’ai du mal à croire que je suis encore en vie, car je vois la mort mille fois par jour et, bien que je ne craigne pas la mort, je m’inquiète pour notre avenir. Le seul aspect positif dans tout cela, qui me rend fier, est que je ne ressens aucune haine. Acceptez, je vous en prie, l’expression de l’amitié des Palestiniens de Gaza, qui n’est plus Gaza, et de Ziad, qui n’est plus Ziad. »
Gideon Levy est un journaliste, auteur et chroniqueur israélien au journal Haaretz. Levy décrit comment le génocide est devenu banalisé et les problèmes internes qui s'accumulent au sein d'Israël.
Écrit par Jean Francheteau, ce livre se place « sous l’égide du Droit international ». Il revendique l’impartialité des faits et l’objectif – effectivement atteint – d’être un ouvrage de vulgarisation. C’est aussi une mine d’informations.
L’APARTHEID ISRAÉLIEN UNE IMPASSE TRAGIQUE Rédigé en 2023, édité en mai 2024, certains textes ont été remaniés in extremis afin d’intégrer les bouleversements du 7 octobre. En particulier l’épilogue apporte d’importantes précisions sur les faits tels qu’ils ont pu être retracés depuis par différentes sources israéliennes et européennes. Il remet ainsi en cause les mensonges sans vergogne abondamment relayés par la plupart des politiques et des médias occidentaux. De même, il analyse le discours qu’avait prononcé le 7 octobre Ismaël Haniyeh, chef du Bureau politique du Hamas. Paru sur YouTube, il fut immédiatement censuré avant d’être repris une semaine plus tard sur le site d’Orient XXI (1) dans un article de Sophie Pommier. Ici encore la propagande israélienne est sérieusement bousculée. Au demeurant, au long de ses 372 pages, ce livre est très documenté. Chacun des 14 chapitres prend la forme d’un quasi-dossier sur le thème traité. Ainsi, la présentation du sionisme en début d’ouvrage s’appuie sur une description chronologique de chacun des chefs de gouvernement qui se sont succédé depuis la création de l’État d’Israël.
L’auteur montre ainsi la constance des positions, y compris celle du « faiseur de paix » qu’était Yitzhak Rabin, dont le projet était « un État d’Israël supervisant sous forme d’un protectorat une forme d’autonomie palestinienne ». Plus loin, la présentation des réfugiés en exil fait un tour d’horizon fort utile des diasporas et des pays d’accueil. Plus loin encore, sont dressés les portraits d’une quinzaine d’ONG palestiniennes parmi les plus importantes. De même pour la solidarité en Israël. En fin d’ouvrage, la littérature poétique palestinienne réfère à 46 auteurs, décrits un à un. Même chose pour le théâtre, les arts plastiques, la musique ou le cinéma : une profusion de films et de réalisateurs sont présentés. On regrettera néanmoins l’absence de bibliographie. De même, quelques renvois ou notes de bas de page auraient parfois été utiles pour approfondir une question. Cette réserve ne remet cependant pas en cause la fiabilité et la rigueur de ce livre qui constitue une mine d’informations à laquelle se référer.